L’adultère (nom masculin) est « le fait pour un époux de violer son serment de fidélité, de partage, et d’avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint envers qui il a affirmé ce serment » (Définition du Petit Larousse 2006). On parle plus couramment d’infidélité.

L’homme avec qui une personne, qui n’est pas son conjoint, a des relations sexuelles est appelé amant.

La femme avec qui une personne, qui n’est pas son conjoint, a des relations sexuelles est appelée maîtresse (à ne pas confondre avec la dominatrice dans des relations BDSM) ou amante.

Dans certains textes, le mot « adultère » désigne n’importe quelle relation sexuelle hors mariage (donc par exemple entre célibataires), cependant, en français, le terme consacré pour ceci fut fréquemment « fornication » (mot largement tombé en désuétude de nos jours). La confusion est d’autant plus fréquente que dans les pays islamiques qui ont hérité de culture anglo-saxonne, les textes locaux en anglais utilisent le mot adultery pour désigner à la fois adultère et fornication, et le terme français « adultère » est repris, par proximité, dans les textes français. Cela ne constitue pas un anglicisme mais un retour de l’usage ancien par l’influence de l’anglais.

Il est difficile d’avoir des statistiques précises sur le pourcentage d’hommes et de femmes adultères. En effet, lors des sondages, les hommes ont tendance à se vanter en exagérant et les femmes à minimiser le nombre de leurs relations extra-conjugales.

En France, en moyenne, les hommes revendiquent 11,3 partenaires dans leur vie, et pour les femmes 3,4, mais ceci peut prendre en compte les liaisons avant mariage et ne rend donc pas compte strictement de la violation du serment conjugal. Un sondage réalisé en 2005 établissait que 39% des hommes et 25% des femmes avaient trompé leur partenaire. Le célèbre rapport Hite sur les femmes et l’amour (1987) indique qu’aux États-Unis, 70%des femmes ayant plus de cinq ans de mariage déclarent avoir été infidèles au moins une fois. Ce chiffre est de 92% pour les hommes.

Selon des études sur les groupes sanguins, confirmées par des tests de paternité résultant de l’étude de l’ADN, on estime qu’environ 4% des enfants ne sont pas ceux du père de famille.

L’adultère, en tant que violation du devoir de fidélité entre époux, a été et reste considéré, dans de nombreuses civilisations, comme répréhensible.

Pour conclure sur une note plus légère et comme dirait l’autre : est-ce que sucer c’est tromper ?